L’industrie pétrolière norvégienne ne craint pas à court terme les conséquences de l’accord mondial sur le climat récemment signé à Paris, d’après le géant pétrolier Statoil. Au contraire, l’accord pourrait représenter pour la Norvège un avantage concurrentiel certain.
En effet, l’exploitation du pétrole et du gaz naturel norvégiens permettrait au final de réduire les émissions de CO2 en Europe.
– Le monde a un besoin croissant d’énergie, et surtout d’énergie renouvelable, a déclaré le porte-parole de Statoil. Nous pensons que le potentiel fossile norvégien est concurrentiel dans ce contexte, car son exploitation dégage de faible quantités de CO2, comparativement à l’énergie issue du charbon.
L’utilisation du charbon pour la production d’énergie électrique est en effet encore d’actualité dans les pays qui n’ont pas voulu du nucléaire, comme l’Allemagne, ou qui n’en sont que faiblement équipés.
– Notre industrie donne lieu l’émission de 15 à 16 millions de tonnes de CO2 chaque année, mais elle permet de remplacer des sources d’énergie qui en auraient produit 300 millions de tonnes en Europe. J’espère qu’on nous tiendra compte de ce bilan. En fait la branche pétrolière fait partie de la solution, plutôt que du problème.
Mais ce message ne rencontre pas beaucoup d’esprits préparés à l’entendre. C’est pourquoi les spécialistes, même s’ils ne sont pas inquiets pour les projets déjà en cours ni pour les renouvellements de concessions, estiment cependant que de nouvelles autorisations de forages et de prospections seront beaucoup plus difficiles à obtenir à l’avenir.
**Photo: Des ouvriers font les dernières vérifications sur la plate-forme de Valemon en mer du Nord, inaugurée en 2014**.
Source de l’information : NRK
Copyright photo : inconnue





