Le requin du Groënland est une des plus grosses espèces de requin qui existe. Le poisson peut faire plus d’une tonne, et huit mètres de long.
Il habite surtout les profondeurs (de préférence entre 400 et 700 mètres, mais on le rencontre jusqu’à 2200 mètres sous la surface, où il jouit d’une eau entre 0 et 7°C). On a cru un moment qu’il ne se nourrissait que de charognes sous-marines, mais il est maintenant avéré qu’il capture et mange de gros poissons, des oiseaux de mer et des phoques, malgré sa vitesse de nage assez réduite et ses allures nonchalantes.
On peut le rencontrer le long de la côte norvégienne, et dans la plupart des fjords. L’intensification de la pêche, qu’elle l’ait concerné directement ou seulement ses proies habituelles, a conduit à son classement comme espèce menacée. Mais les chercheurs avouent manquer de données à son sujet, y compris sa population, d’où une mission scientifique en cours au large de Tromsø ces jours-ci, de capture, mesure, marquage, analyse et de relâche dans le milieu naturel.
Bjørn Florø Larsen, de l’institut vétérinaire, pense que ce requin vit 200 ans au moins, peut-être davantage.
– Il atteint sa maturité sexuelle à 100 ans. Nous n’avons pas encore idée de sa longévité maximale, avoue-t-il.
On ne l’a jamais pêché autrefois pour le manger, car sa chair est toxique s’il n’est pas bouilli ou grillé avant d’être servi. Mais les Islandais en font une préparation considérée comme un mets de choix. Bjørn Larsen en a goûté:
– Pas terrible, ça sent l’ammoniac et ça a le goût fort d’un poisson séché. J’espère qu’on en s’y mettra pas en Norvège, car ce n’est pas une pratique durable de pêcher des individus qui ont survécu si longtemps pour en faire son repas.
Source de l’information : NRK
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