L’Hurtigruten réduit ses émissions de gaz d’échappement

La moitié de la flotte de l’Hurtigruten, le service express côtier desservant quotidiennement 34 ports répartis sur 2 700 km entre Bergen (sud-ouest de la Norvège) et Kirkenes (frontière russe, au-delà du cap Nord), célèbre pour ses croisières touristiques, sera équipée en 2016 d’un système pour se brancher sur le courant électrique du réseau terrestre à quai. La compagnie maritime demande maintenant aux ports le long de la côte de suivre le mouvement.

Au cours du printemps, trois navires devraient être déjà équipés, en plus du MS Kong Harald qui a inauguré son installation la semaine dernière. Deux autres suivront encore pendant le deuxième semestre, ce qui fera que la moitié de la flotte pourra être alimentée à quai par le réseau, au lieu de laisser tourner en permanence des moteurs pour produire à bord le courant nécessaire aux passagers.

Nous sommes conscients de notre responsabilité de naviguer de la façon la plus respectueuse possible de l’environnement, déclare Daniel Skjeldam, directeur technique et commercial, spécialement d’un environnement aussi vulnérable que celui dans lequel évoluent nos navires.

Mais à défaut d’installations correspondantes dans les ports, il faudra en rester à faire tourner les moteurs pendant les longues escales. Actuellement, seuls les ports de Bergen et de Tromsø ont commencé les travaux pour installer de quoi fournir aux bateaux le courant à quai.

Les autres ports du parcours n’y sont pas opposés, mais ni Trondheim, Ålesund, Kirkenes ou Bodø n’ont encore concrètement établi de plans à cette fin.

C’est un peu l’histoire de la poule et de l’œuf, estime Bjørn-Johan Vartda, spécialiste des équipements maritimes. Les constructeurs de navires ne veulent pas les équiper de quoi recevoir le courant terrestre à quai avant d’être sûrs que suffisamment de ports le proposent, et c’est difficile pour les ports d’investir dans ces équipements avant d’être sûrs qu’il y aura suffisamment de navires qui pourront les utiliser.

Hurtigruten ayant fait le premier pas, veut maintenant faire pression sur les ports pour qu’ils s’équipent.

C’est devenu une urgence, explique Anne Marit Bjørnflaten, directeur de la communication chez Hurtigruten. La situation critique de pollution à Bergen, Tromsø et d’autres villes côtières nous fait un devoir pressant de supprimer les émissions de gaz d’échappement des bateaux qui stationnent à quai. Pour chacun de nos navires, cela représente 130 tonnes de CO2 et 2,5 tonnes de monoxyde et dioxyde d’azote chaque année.

Hurtigruten a encore d’autres projets encore plus ambitieux pour l’avenir, comme la propulsion électrique pour toute sa flotte.

Source de l’information : NRK

Copyright photo : inconnue

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