Depuis le 1er janvier 2020, être à la fois Français et Norvégien est désormais possible. Après un vote du Parlement en décembre 2018, la Norvège a enfin ouvert la voie à la double nationalité. Une avancée majeure pour les étrangers vivant dans le pays, qui ne souhaitaient pas renoncer à leur citoyenneté d’origine.
Fin d’une restriction historique
Jusqu’à cette date, la Norvège faisait partie des rares pays européens à interdire la double nationalité. Pour obtenir le passeport norvégien, il fallait abandonner sa nationalité d’origine – et la Norvège n’appliquait pas non plus le droit du sol. La seule exception concernait les enfants nés d’un parent norvégien et d’un parent français, déjà reconnus comme bi-nationaux.
Les Norvégiens peuvent eux aussi devenir bi-nationaux
Ce changement profite également aux citoyens norvégiens : ils peuvent désormais demander une autre nationalité sans perdre la leur. Ceux qui avaient renoncé par le passé pourront, de leur côté, accéder à une procédure simplifiée pour récupérer leur citoyenneté norvégienne. Dans un communiqué, le ministre Jan Tore Sanner expliquait : « Nous adaptons la loi à un monde globalisé où de plus en plus de personnes ont des liens avec plusieurs pays. »
Des conditions d’accès à la nationalité qui restent strictes
Si la loi change, l’accès au passeport norvégien reste très encadré. Il faut notamment :
- avoir vécu au moins 7 ans en Norvège
- valider un niveau A2 en langue norvégienne
- réussir le test de connaissance de la société norvégienne
D’autres critères existent et peuvent être consultés auprès de l’UDI (Utlendingsdirektoratet), la Direction norvégienne de l’immigration.





