Le navire de recherche scientifique « Lance » participe depuis plusieurs mois à une expédition appelée N-ICE, coordonnée par l’institut norvégien de recherches polaires (Norsk Polarinstitutt). Le but de cette équipée est de réaliser un programme de recherches sur la glace, ses mouvements et ses changements, la température de l’océan, les courants marins, la salinité des eaux, ainsi que sur les phénomènes météorologiques et l’atmosphère.
Après son arrivée au nord de Svalbard en janvier, le bateau a été pris dans les glaces et s’est trouvé immobilisé à plus de 20 milles nautiques du bord de la glace. Heureusement, à la faveur d’une tempête la houle est parvenue jusqu’à lui et la glace, se réchauffant un peu, a relâché son étreinte.
Le navire garde-côte «Svalbard» est alors venu en aide au «Lance» pour le guider encore plus au nord au milieu des glaces polaires, et a laissé le navire à 83 degrés de latitude nord. Là, le « Lance » s’est laissé prendre dans les glaces, où il demeurera jusqu’au printemps (c’est-à-dire six mois environ), dans le cadre du programme de recherches sur la mer, l’air et la glace. Lorsque celle-ci s’est refermée comme un étau autour de la coque, elle n’a eu aucune peine à soulever d’un mètre les 3000 tonnes du navire scientifique.
Harald Steen, le chef du projet, explique qu’ils ont été conscients dès le début que l’expédition allait rencontrer des défis d’un bout à l’autre.
– Le « Lance » est dans la glace depuis un bout de temps. Le vent a enfin tourné et la pression de la glace a tendance à diminuer à présent. Il y a ici des forces naturelles gigantesques dont nous n’avons pas la maîtrise, mais le « Lance » a montré qu’il pouvait encaisser la vie dure, déclare-t-il.
– Nous avons déjà rassemblé beaucoup de données. Jamais auparavant nous n’en avions collectées de semblables pour le mois de janvier en Arctique, car peu de chercheurs se sont trouvés sur place à une telle saison. Notre changement de position a induit une interruption de dix jours dans notre collecte de données, quand nous avons dû être aidés à entrer plus avant dans la glace, mais maintenant tout marche bien.
– Même après que la glace vous a soulevés ?
– Ca c’est bien passé, rien de dramatique. Les chercheurs sont au travail et tout le monde est content.
Source de l’information : NRK
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