Les transporteurs plaident pour l’amélioration des routes

Les campagnes de presse se succèdent pour dénoncer les grandes lacunes de l’infrastructure routière faisant la liaison entre l’est et l’ouest de la Norvège, et le manque de décisions claires sur son tracé. A les en croire, on est au dernier moment où il est encore possible de sauver les derniers bouts d’un réseau de communication dans un état lamentable après plusieurs décennies de lente dégradation, et qui est aussi le lieu de travail de milliers de conducteurs.

La société de transport DB Schenker qui travaille sur l’ensemble du territoire norvégien et dans beaucoup d’autres régions du monde estime qu’en Norvège, les routes importantes et les voies de communication entre régions sont très en retard sur notre époque, et que leur rénovation est très lente. En particulier, l’état de la route entre les deux villes les plus importantes, Oslo et Bergen, fait toujours l’objet de nouvelles propositions, sans que rien ne se passe.

L’hiver qui approche risque de réserver des épisodes météorologiques imprévisibles, auxquels ni les routes ni ceux qui s’en occupent ne sont préparés. Les organismes responsables des routes et des voies de chemin de fer mettent les grands moyens quand les voies sont bloquées, mais sont habituellement en retard d’une longueur quand il s’agit de maintenance préventive des structures, déclare Einar Spurkeland, chargé de la communication chez DB Schenker en Norvège.

Il est temps de se demander si nous devons continuer à accepter sans rien dire des conditions de travail injustifiables pour nos chauffeurs par suite du mauvais état des routes.

Pendant l’automne, où toutes les voies de communications à travers les montagnes, ainsi que la liaison ferroviaire pour Bergen, se sont trouvées fermées en même temps pendant plusieurs jours, il a fallu mettre les marchandises dans le train pour Stavanger, puis dans des camions en partance pour Bergen, ou dans des bateaux faisant la liaison Langesund – Bergen.

Il y a toute une série de tronçons routiers qui sont si étroits qu’on peut toujours rêver qu’ils puissent avoir une ligne de séparation au milieu. Les chauffeurs doivent garder en équilibre des camions de 40 ou 50 tonnes sur des remblais qui peuvent s’écrouler d’un instant à l’autre. En beaucoup d’endroits deux poids lourds ne peuvent se croiser sans devoir chercher le long de la route un endroit où il y ait quelques centimètres de largeur en supplément.

Il faut construire une autoroute complète Oslo-Bergen. Si cette liaison routière était à la hauteur de celle Oslo-Göteborg, le trajet prendrait peut-être 4 heures. Dans la pratique aujourd’hui il prend plus du double.

De même si la ligne de chemin de fer de Bergen était à la hauteur de celle qui fait la liaison avec Gardemoen, le trajet d’Oslo à Bergen ne prendrait qu’une heure et demie environ, pour 7 à 8 heures actuellement pour les voyageurs, et encore plus longtemps pour les marchandises.

L’important serait de décider quelle liaison est prioritaire et de la réaliser entièrement et non par tronçons.

Source de l’information : Aftenposten

Copyright photo : inconnue

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